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(Réd – Photo manwalk / Pixelio www.pixelio.de) – Après l’annonce de la nouvelle du retrait de Ryanair de l’EuroAirport Bâle-Mulhouse-Fribourg pour des raisons financières, Baden Airpark (désignation de l’aéroport Karlsruhe / Baden-Baden FKB) peut se frotter les mains. Car l’offre low-cost de Ryanair et d’Air Berlin représente l’élément le plus important du développement réellement spectaculaire de cette plate-forme aéroportuaire.
Le paramètre principal d’un aéroport reste le nombre de passagers. Baden Airpark réussit à tenir son rang dans la compétition européenne, en présentant des chiffres 2009 meilleurs que les -10 % constatés à l’échelle internationale. La raison en est que les gens font des économies et misent de plus en plus sur le low-cost et ses services annexes. Après l’année record 2008, lorsque Söllingen enregistra 1,15 millions de passagers, on estime pouvoir compter cette année sur un résultat de 1,05 millions de voyageurs. Pas si mal pour une plate-forme qui a démarré tout petit pour devenir un «véritable» aéroport.
En hiver, les voyageurs auront le choix parmi 48 destinations dans 18 pays, dont 21 dessertes directes. A Baden Airpark, le royaume de la promo, il est clair que le voyageur d’affaires joue un rôle secondaire. Low-cost et vols charters pour partir en vacances, combinés à une offre dernière minute au sein même de l’aéroport, c’est ainsi que les gens veulent voyager en ces temps où chaque centime compte. En contrepartie, on accepte volontiers quelques inconvénients, tels que le fait que les aéroports low-cost se trouvent souvent au milieu de nulle part. Par contre, des places de parking gratuites ou peu onéreuses et des prix de billets à partir de 0,99 € sont des arguments convaincants.
Inutile de se faire des soucis pour Baden Airpark ces prochains temps. La croissance, une offre idéalement adaptée au marché actuel et un nombre suffisant de destinations assureront le développement futur de FKB. Qui l’eût cru il y a quelques années, lorsque les premiers avions décollaient d’ici et que la région entière regardait l’aéroport avec condescendance. Avec un nombre de passagers comparable à celui de l’aéroport de Strasbourg-Entzheim aujourd’hui, plus personne ne rit.
Pour 2010, l’aéroport n’annonce aucune révolution. La place devant le terminal sera agrandie et le nombre de destinations augmenté. Voilà tout. Et ça suffit. Un concept à succès n’a pas forcément besoin d’être révolutionné.







2 Comments
l’aéroport a bien fait de ne pas se soumettre aux conditions aberrantes de Ryanair, d’autre compagnies plus “réglos” pourront ainsi opérer à partir de l’aéroport
@celine
Vous dites n’importe quoi, par les temps qui courent, les clients recherchent à aller au moins cher. Les vols Bale à Marseille à 60 euros, AUCUNE autre compagnie dite low coast ne pourra les envisager, c’est une belle connerie de Bale-Mulhouse de laisser filer Ryanair.
Baden Airpark, espérons le, va augmenter le nombre de ses lignes Ryanair, celles existantes marchent très bien avec une clientèle à 30% française, venant de Strasbourg qui a l’aéroport le plus scandaleux d’Europe, le plus nul, le plus aberrant !!! Une honte que Entzheim !!!! Strasbourg qui se dit capitale européenne qui est même pas foutue de mettre des navettes régulières avec Baden-Airpark alors que des voyageurs de toute l’EUROPE débarquent sur cette plate forme, jolie démonstration de coopération franco-allemande, dont on nous rabat les oreilles à longueur d’année.
Non les conditions de Ryanair n’étaient pas aberrantes puis qu’en échange de la baisse de la taxe à Bale-Mulhouse, cette compagnie proposait un surplus de 13 lignes. Tant pis pour Bale-Mulhous, Ryanair le fera sûrement à Baden Airpark.