L’Europe à Strasbourg: réalité ou simple mirage?

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(Par Yveline Moeglen, photo Christophe Nonnenmacher) – «Pour un lieu d’Europe à Strasbourg» fut ce 5 mars 2010 le sujet proposé aux têtes de listes alsaciennes candidates aux élections régionales de 2010.

     Alexis Lehmann exposa en quelques mots le travail déjà réalisé à ce sujet. Il rappela que l’Europe doit être autre chose que des palais où on n’entre pas et que l’effondrement de l’euro pourrait avoir des conséquences dramatiques. Pour lui, l’Europe est autre chose que l’«Eurocratie», qu’il fallait mobiliser pour l’Europe en Alsace et à Strasbourg.

     La question de l’Europe n’est pas nouvelle en Alsace en général et à Strasbourg en particulier sauf que ce sujet passionne peu les Alsaciens et encore moins les élus qui les gouvernent.

     Les têtes des listes candidates avaient répondu favorablement à cette invitation sauf, qu’à l’exception d’une seule liste, elles se firent toutes remplacer par des colistiers – non novices quand même -, puisque toutes les personnes présentes avaient à un moment ou à un autre servi une collectivité en détenant un mandat.

     A la grande déception de ne pas voir les têtes de liste, s’ajouta celle de l’incapacité des  représentants des candidats face à un public avisé, représentant pour partie des acteurs économiques et culturels de la vie alsacienne, d’expliquer ce qu’ils comprenaient réellement par «Un lieu d’Europe à Strasbourg»…  Fallait-il penser que le terreau alsacien complété par la présence des représentations étrangères à Strasbourg et favorable aux émergences économiques soit, à ce point, considéré comme d’une «importance secondaire» ?

     Henri Mathian, l’animateur du  débat, rappela les échecs faisant suite à des choix politiques antérieurs à propos du synchrotron, du canal  Rhin/Rhône, de DHL, de Ryanair puis du  projet transfrontalier Airbus 380 : faut-il maintenant continuer sans réagir et jeter le bébé «Strasbourg l’européenne» avec l’eau du bain ?

     Le public se révéla pourtant attentif, prêt à écouter religieusement chaque orateur exprimer sa vision de ce lieu d’Europe, ses ambitions pour donner à Strasbourg une image vraiment européenne, ses projets de synergies économiques et touristiques à inscrire dans une stratégie économique et culturelle : en résumé, le public attendait qu’on lui expose un grand projet  pour l’Alsace qui valoriserait et médiatiserait l’image européenne de la région et de Strasbourg. Hélas, ce public resta sur sa faim…

     Parmi les intervenants, un seul  resta quelques secondes dans la thématique abordée et rappela que l’échec du vote à la Constitution européenne avait illustré le déficit de connaissance et d’information des Alsaciens sur l’Europe. Tous les autres intervenants se trompèrent  probablement de réunion car aucun ne répondît aux questions qui  leur avaient été préalablement adressées…

     Malheureusement, au lieu  de parler d’«Europe en Alsace», on parla bilinguisme en évoquant même sa généralisation à tous les niveaux, de citoyenneté, d’un musée sur l’Europe à construire, de la réforme des institutions et des collectivités, les fonds européens n’étant simplement évoqués que l’espace d’un instant. Un des intervenants accusa même un  retard historique local en annonçant… qu’il fallait d’abord créer un «Eurodistrict» comme support à l’Europe pour la capitale alsacienne !

     Faut-il aujourd’hui en déduire que les candidats continuent à croire que les anciens acquis  tels que la délocalisation d’entreprises japonaises, américaines, allemandes, suisses, italiennes, turques dont a bénéficié l’Alsace, perdurent et restent la bouée de sauvetage de l’économie alsacienne ? Pensent-ils que l’histoire naturelle européenne de notre région suffit encore à son  développement local ? Y a-t-il un tel décalage entre ceux qui détiendront peut être le pouvoir régional demain et la population locale actrice et dynamique dans sa région ?

     Le public est ressorti déçu, impressionné par le manque de culture européenne des intervenants, et peu rassuré quant à l’avenir de sa région durement touchée par le chômage.

Yveline Moeglen est ancienne vice-présidente de la Région Alsace et était chargée des relations internationales dans la municipalité de Catherine Trautmann. Aujourd’hui, elle est présidente du Bürger-Forum-Citoyen-Eurodistrict. Les tribunes libres reflètent toujours l’opinion des auteurs et non pas forcément celle de la rédaction. 

Regionalwahlen – jetzt wird es doch noch eng

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(Text und Photo KL) – Stimmungsumschwung im Elsass? Wenige Tage vor dem ersten Wahlgang zu den französischen Regionalwahlen, ungefähr vergleichbar mit den Landtagswahlen in Deutschland, scheint die Stimmung im Elsass zu kippen.
Nach den letzten Umfragen, die wie immer mit Vorsicht zu genießen sind, scheint die Liste der rechten UMP mit ihrem Spitzenkandidaten Philippe Richert (Photo) viel Boden gut zu machen. So viel Boden, dass es durchaus sein könnte, dass die UMP mit dem Elsass die letzte französische Region verteidigt, nachdem die 21 übrigen Regionen Frankreichs fest der PS und der Linken versprochen zu sein scheinen.

     Dass die UMP im Elsass im ersten Wahlgang vorne liegen wird, scheint klar zu sein. Bisher deuteten alle Umfragen darauf hin, dass im zweiten Wahlgang entweder der PS-Kandidat Jacques Bigot oder der Kandidat von Europe Ecologie Jacques Fernique das Rennen machen würden. Doch plötzlich besagt eine neue Umfrage von Baromètre OpinionWay-Fiducial, die für die nationalen Medien Le Figaro, LCI und RTL durchgeführt wurde, dass die von Philippe Richert angeführte Liste den zweiten Wahlgang mit bis zu 6 Punkten Vorsprung gewinnen könnte.

     Eine für die Kollegen der Straßburger DNA durchgeführte zweite Umfrage von TNS Sofres/Logica sieht die UMP und Philippe Richert sogar mit bis zu 13 Prozentpunkten vorne. Das könnte daran liegen, dass Philippe Richert als ehemaliger Präsident des Generalrats in der Bevölkerung als ausgewiesener Fachmann für regionale Fragen gilt und offensichtlich die Elsässer die landesweite Stimmung gegen die Politik der UMP unter Präsident Sarkozy nicht in die Regionalwahlen tragen wollen.

     Mehrere Punkte sind allerdings heute schon klar: im ersten Wahlgang wird die UMP von Philippe Richert auf jeden Fall stärkste Partei werden und auf deutlich mehr als 30 % der Stimmen kommen. Herausforderer im zweiten Wahlgang, der eine Woche später stattfindet, wird entweder der Präsident der Stadtgemeinde Straßburg-CUS Jacques Bigot oder Jacques Fernique, der Kandidat der neuen starken Kraft in Frankreich, Europe Ecologie. Dabei ist zu erwarten, dass Europe Ecologie seinen historischen Wahlerfolg der Europawahlen wiederholen kann, als diese neue Formation aus dem grünen Spektrum auf Anhieb 18 % der Stimmen erhielt. Ebenso klar ist, dass keiner der Kandidaten im ersten Wahlgang auf über 50 % der Stimmen kommen kann und es daher eine Stichwahl geben wird. Bei dieser Stichwahl ist wahrscheinlich, dass sich die Kandidaten von Europe Ecologie und der PS auf einen gemeinsamen Gegenkandidaten gegen Philippe Richert einigen werden.

     Interessant wird die Frage des Abschneidens des politischen Rechtsaußen in Frankreich, der Front National. Bis zu 11 % sehen die Wahlforscher für diese Partei, deren Wahlempfehlung für den zweiten Wahlgang entscheidend werden könnte. Die übrigen Parteien wie das zentristische MoDem oder die linken und rechten Gruppierungen werden kaum ein Rolle für die neue politische Führung der Region Elsass spielen.

     Nachdem es lange so aussah, als sei ein Wechsel an der Spitze der Region bereits beschlossene Sache, wird es jetzt doch noch richtig spannend!
 

Yacine Abdessadki, un homme qui a mûri

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(KL/CP – photo KL) – Lorsqu’il jouait au Racing Club de Strasbourg, Yacine Abdessadki, international marocain, traînait une drôle de réputation. On le disait peu motivé pour son club,  trop ambitieux et, longtemps, il y a eu une longue période d’incompréhension entre le club, les supporteurs et le joueur.

     Celui qui était arrivé à l’age de 17 ans au Racing, y a tout vécu. Montée en L1, descente en L2, remontée, coupe de la Ligue en participant à l’emblématique équipe autour de Chilavert et surtout de nombreux passages dans d’autres clubs, tels que ceux de Grenoble ou de Toulouse. Nulle part Yacine Abdessadki n’a vraiment réussi à s’imposer et à se faire aimer du public.

     Depuis son arrivée au Sportclub Freiburg, Yacine a mûri. En Ligue 2, il s’est «défoncé» sur le terrain, pour devenir un élément indispensable à la remontée en Bundesliga. Si le milieu offensif porte aujourd’hui le dossard n°10, ce n’est pas un hasard. Il s’est totalement mis au service de l’équipe au sein de laquelle il se sent à l’aise, bien entouré, et le public l’adore. A croire que Yacine Abdessadki a fini par intégrer le sens du mot «collectif».

     Avant qu’il ne parte à Fribourg, les supporteurs strasbourgeois lui reprochaient de ne pas s’investir comme il faut, suggérant que sa carrière professionnelle lui importait plus que le devenir de son club formateur. A Fribourg, Yacine Abdessadki a prouvé à ses critiques qu’ils avaient tort. Il donne tout, sur et en-dehors du terrain, ne râle pas lorsque l’entraîneur le laisse sur le banc de touche et fait tout ce qui est en son pouvoir pour aider son équipe.

     Le changement de Yacine Abdessadki a été parfaitement illustré samedi dernier lors de la défaite contre Hanovre. Il est entré en seconde mi-temps, a couru sur tout le terrain, s’est battu comme un lion et a marqué un but magnifique à la 70e minute. En quittant le terrain, on lui a posé la question s’il était content d’avoir marqué ce but. Yacine n’a même pas répondu. Pourquoi aurait-il été content ? Son équipe a perdu. Décidément, il est devenu un grand monsieur du côté de Fribourg !
 

Ein Stern weniger – ned schlimm…

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(Red – Photos Le Crocodile) – Hat der Besitzerwechsel im weltberühmten Straßburger Gourmet-Restaurant „Au Crocodile“ zu Problemen geführt? In der neuen Ausgabe des Gourmetführers „Guide Michelin“ wurde der neue Küchenchef Philippe Bohrer „nur“ noch mit einem Stern bedacht. Bohrer hatte letztes Jahr das Restaurant in der Nähe des Kléber-Platzes vom legendären Emile Jung übernommen, der 38 Jahre lang Zepter und Kochlöffel im Crocodile führte. Auch, wenn Bohrer ein im ganzen Elsass anerkannter Spitzengastronom ist, wurde das Haus nun von zwei auf einen Stern zurück gestuft.

     Doch das ist nicht alarmierend, sondern normale Prozedur bei den Testern des Guide Michelin. In dieser Liga wird ein Besitzerwechsel erst einmal aufmerksam beobachtet, bevor es weitere Sterne regnet. Ein Blick auf die inspirierten Menüs des Hauses zeigt, dass das Crocodile nichts von seiner kreativen Brillanz eingebüsst hat und dass Philippe Bohrer das Kunststück schafft, das Haus im Geiste von Emile Jung weiter zu führen und zu entwickeln. Mal ‘reinschnuppern? Dann sollten Sie mal HIER klicken…

crbst_Crocodile-930 72 dpi     Philippe Bohrer muss sich also nicht über den verlorenen Stern ärgern. Zumal er noch einen hat, der seinen Namen trägt… das „Philippe Bohrer“ in Rouffach im Oberelsass wurde ebenfalls wieder mit einem Stern bedacht, was dann ja auch zwei ergibt. Was das Crocodile in Straßburg anbelangt, so wird der ehemalige Schüler von Paul Bocuse sicherlich seinen Ehrgeiz daran setzen, dem Crocodile wieder zu dem Sternenregen zu verhelfen, den es verdient.

Und hier ein ganz leckerer Link…  www.au-crocodile.com

 

Hochkultur trifft auf Comic

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(Colmar, Text und Photo Vera Giebels) – Mal ganz ehrlich – woran denken Sie beim Wort „Comic“? An Mickey Mouse und Asterix? An Ihr Kinder- und Jugendzeit?

     Was in Deutschland ganz klar in die Kategorie Kinderflausen und nutzloser Zeitvertreib fällt, ist in Frankreich Inbegriff der Lesekultur – und zwar bei jung und alt.

     Dass die französischen Comic-Macher die Begegnung mit der klassischen Kunst und Kultur nicht scheuen, haben am vergangenen Wochenende Autor Patrick Bissinger, mit Künstlernamen Metapat, und der als Jull bekannte Zeichner Julien Motteler (Photo) bewiesen. Die beiden Mittdreißiger haben am Samstag im Colmarer Museum Unterlinden den zweiten Teil ihrer Trilogie „Dreamers“ vorgestellt, in dessen Zentrum der Isenheimer Altar von Grünewald und Haguenau steht.

     Im zweiten Teil der Comictrilogie geht es um die verzweifelte Suche nach einem Serienmörder, dessen Taten mit dem sonderbaren Verschwinden des Isenheimer Altars in Zusammenhang zu stehen scheinen. Die Morde gleichen den Szenen, die Grünewald auf seinen Leinwänden darstellt. Die Geschichte spielt im Elsass der Zukunft, die Kulissen sind futuristisch wie in einem Science Fiction-Film.

     Viele mag das Zusammentreffen zwei so verschiedener Welten überraschen, doch bei genauerem Hinsehen liegen die mittelalterliche Kunst und der Comic des 21. Jahrhunderts nicht allzu weit von einander entfernt. In beiden Fällen steht das Bild im Vordergrund und birgt Geschichten in sich, die durch Sprache allein nicht auszudrücken sind.

     Dem Autor ist der Bezug zu Realität und Heimat überaus wichtig: „Natürlich habe ich den Isenheimer Altar zum Thema gemacht, schließlich bin ich Elsässer und dieses Kunstwerk gehört zu unserem kulturellen Erbe. Außerdem ist es mir wichtig, beim Schreiben die Realität nicht aus den Augen zu verlieren. Es wäre langweilig, sich allein dem Fantastischen zu verschreiben.“ Auch für den Zeichner spielt das Kunstwerk Grünewalds eine wichtige Rolle: „Unsere Geschichte ist voll von übernatürlichen Details und Fragezeichen, genau so wie der Isenheimer Altar. Er birgt unheimlich viele ungeklärte Geheimnisse, die perfekt in unsere Geschichte passen.“ Ebenso geheimnisvoll und komplex wie der Altar ist dann auch die Handlung selbst und richtet sich darum auch eher an ein erwachsenes Publikum. Davon zeugte auch die Autogrammstunde im Museum Unterlinden: bis auf wenige Ausnahmen war das Publikum deutlich jenseits der dreißig.

     Für Metapat ist der deutsche Markt die größte Herausforderung in den nächsten Monaten: „Als echter Elsässer habe ich schon einen engen Bezug zu Deutschland. Umso erstaunlicher fand ich es als ich während meiner Studienzeit in Stuttgart und Bayreuth auf etliche junge Leute gestoßen bin, die wie ich ganz vernarrt in Comics und Mangas waren, allerdings konnte ich in deutschen Buchhandlungen einfach keine Comics finden. Das ist auch für die französischen Verlage ein großes Rätsel. Der deutsche Markt ist riesig und deshalb haben Jull und ich beschlossen, den Sprung über den Rhein zu wagen. Der erste Teil von „Dreamers“ wurde bereits ins Deutsche übersetzt und wir sind gerade in Verhandlungen mit einem deutschen Verleger. Die Chancen stehen gut… Wir sind überzeugt, dass in den nächsten zwei bis drei Jahren die Comic-Nachfrage in Deutschland stark ansteigen wird.“

     Bis dieses Vorhaben aber Wirklichkeit wird, haben die Deutschen nur eine Möglichkeit: Sie müssen „Dreamers“ in französischer Sprache lesen. Das ist in jedem Fall ein Erlebnis!

Weitere Informationen finden Sie hier: http://dreamers.paquet.li/
 

Alain Howiller : Allemagne, le grand déballage social a commencé – l’Etat-providence menacé ?

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(Par Alain Howiller / photo Fondation Alsace) – C’est peut-être Günther Petry, le maire de Kehl, qui a le mieux traduit l’ambiance quelque peu délétère du débat qui agite actuellement l’opinion allemande : «Ce qui me dérange le plus, c’est l’attitude qu’on adopte et le ton qu’on emploie pour aborder ce débat : aucun d’entre nous ne pourrait vivre avec une prestation de 359 euros. Ce «minimum vital» versé dans le cadre de Hartz IV est vraiment faible» (le maire a même utilisé le terme de «das ist saumässig wenig Geld!»). Le propos visait les minimas versés aux chômeurs dans le cadre de la législation Hartz IV, à propos de laquelle la Cour constitutionnelle de Karlsruhe a été amenée à se prononcer.

     A vrai dire, en consultant la Cour pour savoir si le calcul des prestations sociales à verser aux enfants dont les parents (ou le parent) sont chômeurs étaient conformes aux principes définis par la Constitution, les «chambres sociales» de deux tribunaux de Hesse étaient loin de se douter qu’elles allaient déclencher un débat de fond sur le «Sozialstaat» (l’Etat-providence),
l’aide aux chômeurs et le budget social en général. Déjà la réponse de la Cour  constitutionnelle a mis le feu débat politique : tout en constatant que «les montants versés et les aides assurées ne sont pas insuffisantes de manière évidente» («ist nicht evident unzureichend»), la Cour demande que les règles fixées en la matière soient revues d’ici au 1er janvier 2011. Elle ne dit pas si oui ou non il faut relever les minima. Par contre, elle estime qu’au delà du minimum à verser pour garantir l’existence physique («die physische Existenz», le minimum vital en quelque sorte) de ceux qui perçoivent des aides, il faut reconnaître un «minimum social» pour garantir aussi la participation des prestataires à la vie sociale («Teilnahme am gesellschaftlichen Leben»).

     La chancelière prend du recul et critique son vice-chancelier ! L’imprécision de l’arrêt a ouvert la voie à une polémique que mènent Guido Westerwelle, vice-chancelier, ministre des Affaires étrangères et patron du FDP, Horst Seehofer (le minsitre-président de Bavière, responsable du parti CSU) et même la chancelière amenée à préciser dans la presse que les options défendues par son vice-chancelier ne l’engagent en rien! Le patron du FDP et ses adjoints ont en effet engagé une campagne contre l’augmentation «de type socialiste» des prestations versées dans le cadre du dispositif «Hartz IV», contre une politique qui mène à une «décadence semblable à celle du Bas-Empire romain («spät-römische Dekadenz» !),contre le poids excessif des dépenses sociales dans le budget fédéral («il vaut mieux créer des emplois en baissant les charges»), pour une politique de sanctions contre ceux qui trichent en ne déclarant pas certains revenus ou en cachant leur patrimoine pour toucher des prestations anti-chômage, contre le travail au noir. Et pour en rajouter une louche, le responsable du FDP de Hesse rappelle que son parti est contre l’instauration d’un salaire unique toutes branches car «le salaire doit être le produit du marché».

     Les prises de position du parti libéral reflètent les thèses défendues par l’actuel vice-chancelier lors de la dernière campagne électorale. Des thèses qui lui ont apporté plus de 14% des voix et lui ont ouvert la porte du gouvernement grâce à la coalition «CDU-CSU-FDP». La chancelière, qui rêvait de cette alliance avec les libéraux, espérait que l’exercice du pouvoir allait «bonifier» ses partenaires et limer un peu leurs dents ! Oubliant que les experts, dès les élections, avaient décelé l’existence d’un grand nombre d’électeurs (plus de 1 million) de la CDU qui avaient voté FDP pour casser l’alliance avec le SPD, Angela Merkel avait sans doute (comme Guido Westerwelle lui même !) surestimé le poids réel de ses partenaires qui se retrouvent aujourd’hui dans les sondages à 8% ou 10% (selon les instituts) d’intentions de vote ! La polémique est passée par là.

     Certains, sans doute un peu rapides dans leurs interprétations, ont commencé à caresser l’idée d’un changement de partenaire qui pourrait être testé en cas de besoin au vu des résultats (en mai) des élections en Rhénanie-du-Nord/Westphalie. C’est aller un peu vite en besogne, même si les partisans de ce type d’alternance soulignent que, par exemple, l’alliance CDU-Verts à Hambourg donne de bons résultats !

      Les partenaires en quête de convergences ! En attendant Angela Merkel a convoqué ses partenaires CSU et FDF à une réunion de mise au point qui d’après les participants, n’a en aucun cas été un «sommet de crise» mais une rencontre qui s’est déroulée dans une «atmosphère tranquille et constructive» (d’après Seehofer), «constructive et objective (sachlich)» (d’après Westerwelle). Bref, la réunion a été tellement appréciée (!) qu’on a convenu de se revoir à la fin du mois, puis de se rencontrer toutes les cinq semaines ! La quête des convergences se poursuit !

     Cela étant, les thèses libérales ont trouvé certains appuis (dont Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances qui veut éviter une montée des dépenses susceptible de compromettre la réforme fiscale prévue en 2011) au sein même de la CDU. Si la chancelière a semblé prendre ses distances face aux propos lancés par les libéraux, la ministre du travail Ursula von der Leyen rappelait devant le Bundestag que la fraude aux prestations n’était pas supérieure à la fraude en matière fiscale et qu’elle concernait moins de 1,9% des prestataires. De son côté, attaquant les propos de Guido Westerwelle, Horst Seehofer essayait d’en limiter la portée avec ce jeu de mots presque intraduisible, tournant autour du nom du patron du FDP : «Les déclarations du vice-chancelier» lance-t-il «ne sont pas un tsunami, il s’agit juste d’une westerwelle (une «vaguelette»)».

     Les débats autour des «minima sociaux» ne nourrissent pas seulement les oppositions à l’intérieur de la coalition, ils alimentent aussi une fronde dans le parti même de la chancelière et au sein de la CSU.

     Le grand retour de la démocratie chrétienne. Il est vrai que la CSU, la branche bavaroise du parti chrétien démocrate d’Angela Merkel, a perdu la majorité absolue en Bavière et qu’elle a essuyé de lourdes pertes lors des dernières élections fédérales. Elle pense pouvoir remonter son handicap en revenant à une approche plus sociale, plus démocrate-chrétienne : «c’est la condition» entend-on à Munich pour que la CSU, comme sa grande soeur la CDU, reste un parti populaire. Ce sont les «Bavarois» – comme on les appelle – qui ont engagé une forme de rébellion contre la chancelière en se réunissant à Berlin au café Einstein. C’est un groupe de militants catholiques réuni au sein de l’association «Arbeits Engagierte Katholiken – AEK» (catholiques engagés dans le monde du travail) qui ont sonné la charge pour que CDU et CSU reviennent à des valeurs sociales, de solidarité et de partage propres à leurs convictions religieuses.

     Du coup les calculettes sortent de leur étui. Certains lancent l’idée (qui a peu de chance de se concrétiser compte tenu de la situation économique et financière) d’une augmentation de 20% du montant des prestations minimales, d’autres veulent qu’on prenne davantage en compte les enfants à charge à travers des prestations spécifiques, d’autres veulent offrir des services ou des biens plutôt que de l’argent, d’autres encore veulent qu’on mette tout à plat qu’on redistribue les prestations versées en privilégiant certaines catégories d’individus ou types d’interventions. Bref on s’interroge sur l’Etat-providence et le grand déballage des idées (en attendant les mesures) se poursuit !

     Onze millions de «pauvres» : un tiers de plus qu’il y a dix ans ! Le tout dans une société où le chômage atteint un taux de 8,7% , où 7 millions de gens vivent des prestations versées dans le cadre de la lutte contre le chômage et où d’après l’«Institut allemand de recherche en économie» (Deutsches Institut für Wirtschaftsforschung – DIW – Berlin) : «Plus de 11 millions de personnes vivent en état de pauvreté en Allemagne, soit un tiers de plus qu’il y a 10 ans. Un Allemand sur 7 est pauvre !» La situation touche particulièrement les familles nombreuses, la tranche des 19/25 ans (avec enfants) dont un quart vit en dessous du seuil de pauvreté, les plus de 75 ans (les veuves en particulier).

     Le gouvernement a jusqu’au 31 décembre 2010 pour trouver des solutions, encore que la Cour constitutionnelle a souhaité qu’on prenne – si possible – des décisions avant cette date. Les  débats à l’intérieur de la coalition (Guido Westerwelle décidément très attiré par les parallèles historiques estime qu’il est «victime d’une  chasse aux sorcières de type Moyen-Age tardif»), la perspective des élections du mois de mai dans l’état de plus peuplé de la République fédérale ( (Rhénanie-du-Nord/Wesphalie) poussent à ne pas prendre de décision trop rapide!
 

Der Frühling kommt – die Störche in Ettenheim können nicht lügen

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(Red – Photo Stadt Ettenheim) – Die Zeichen stehen eindeutig auf Frühling – in Ettenheim ist seit einigen Tagen ein Storchenpaar angekommen und fühlt sich offensichtlich trotz der tiefen Temperaturen in Baden schon wieder richtig wohl.

     Der Ettenheimer „Störchepapst“ Wolfgang Hoffmann konnte sogar schon die Identität von Adebar und Gattin feststellen. Er stammt aus Dietersheim bei Mainz und seine Gefährtin aus Holzhausen bei Freiburg, was aus den Ringen der beiden hervorging.  

     Die zwei großen Vögel sind bereits aus dem Süden zurückgereist, vermutlich während der ersten Welle warmer Tage. Dass es jetzt wieder kalt wurde und geschneit hat, ist laut Hoffmann aber kein großes Problem. Solange es keine dauerhafte, geschlossene Schneedecke gibt, finden die beiden genügend Nahrung. Erst im Mai könnte das Wetter wieder problematisch werden, sollte es dann noch einmal nass-kalt werden, denn dann brauchen die geschlüpften Jungen eine möglichst nicht zu kalte Witterung.

     Das elsässische Wappentier ist längst auch zu einem Symbol für Baden geworden und die Bürger mögen die Tiere. So sehr, dass im Bürgersaal und im Bürgerbüro Bildschirme installiert wurden, auf die das Bild einer auf dem Rathaus direkt vor dem Nest installierten Kamera übertragen wird. Für die Bürger ist das nett und spannend, für Wolfgang Hoffmann gehört das zum Beruf. „Für mich als regionalem Storchenbetreuer wäre es wichtig, zu erfahren, wann das erste Ei liegt und später, wann das erste Junge geschlüpft ist“, erklärt Hoffmann.

     Wer Interessantes entdeckt, kann es direkt an den Naturschutzbund NABU-Ettenheim, Telefon 07822-1637 oder über die Homepage www.nabu-ettenheim.de melden.